Rénovation appartement, étapes et budget en copropriété

Rénovation appartement, étapes et budget en copropriété

Une rénovation appartement ne se pilote pas comme une maison isolée. Les pièces sont peut-être privées, mais l’immeuble impose ses règles : copropriété, parties communes, bruit, accès, réseaux verticaux, voisins, ascenseur, ventilation, façade, fenêtres et horaires de chantier. Le projet doit donc cadrer le design intérieur et le quotidien collectif en même temps.

Pour approfondir ce point, consultez rénover appartement occupé, qui traite plus précisément de rénover un appartement occupé sans transformer le quotidien en chantier.

Rénover un appartement en copropriété oblige à anticiper les contraintes avant de signer les devis : refaire un logement ancien, l’optimiser ou le remettre à niveau peut révéler trop tard qu’une cloison touche une gaine commune, qu’une fenêtre modifie l’aspect extérieur ou que les livraisons bloquent l’escalier. L’objectif est simple : chiffrer juste, séquencer proprement et respecter la copropriété sans renoncer à un intérieur plus lumineux, plus fluide et plus agréable à vivre.

En bref
  • ✓Un appartement se rénove avec deux cadres: le logement lui-même et le règlement de copropriété.
  • ✓Les points sensibles sont les parties communes, les fenêtres, les murs porteurs, les gaines, le bruit, l'accès chantier et les évacuations.
  • ✓Le budget se calcule par niveau d'intervention: rafraîchissement, rénovation complète ou rénovation lourde.
  • ✓L'ordre des travaux protège les sols, les voisins, les parties communes et les finitions.
  • ✓Une réception sérieuse vérifie les usages quotidiens, pas seulement l'apparence finale.

Avant de rénover, il faut lire le règlement et le logement

Le premier geste n’est pas de casser une cloison. C’est de vérifier ce que l’appartement et l’immeuble autorisent réellement.

Dans un appartement, la limite entre privatif et collectif n’est pas toujours intuitive. Un revêtement intérieur appartient au logement, mais une canalisation, une gaine, une façade, un garde-corps, une fenêtre visible ou un plancher peuvent dépendre de règles plus larges. Le règlement de copropriété, les décisions d’assemblée générale et les usages de l’immeuble doivent être lus avant de figer le plan.

Cette lecture protège le projet. Elle évite d’acheter une cuisine avant de comprendre les évacuations, de commander des menuiseries sans vérifier l’aspect extérieur, ou de prévoir une climatisation qui sera refusée pour son unité visible. Le cadre de copropriété n’empêche pas de transformer l’appartement. Il oblige simplement à décider dans le bon ordre, avec des validations placées avant les commandes qui engagent vraiment le budget.

Le diagnostic intérieur reste tout aussi important : circulation, lumière, hauteur sous plafond, état des sols, humidité, ventilation, électricité, plomberie, pièces d’eau, rangements, acoustique et confort d’été. Un appartement ancien peut sembler sain en visite, puis révéler des supports irréguliers, une installation électrique à reprendre ou une salle de bain mal ventilée.

Un projet calme commence par une lecture lente. Elle met les contraintes au service du dessin, au lieu de les découvrir quand les artisans attendent une réponse.

contrôle des accès de chantier dans un immeuble en copropriété
Les accès, les parties communes et les horaires de nuisance conditionnent autant le planning que le devis.

La copropriété change le planning du chantier

Le chantier ne se déroule pas seulement dans vos pièces. Il traverse un hall, un escalier, parfois un ascenseur, une cour, un local poubelle, une cave, un palier. Ces lieux ne sont pas de simples passages techniques. Ce sont des parties communes, avec des règles, des voisins et une usure à éviter.

Avant le démarrage, il faut organiser les protections, les livraisons, l’évacuation des gravats, les horaires bruyants, l’accès des artisans et le nettoyage. Une cage d’escalier abîmée peut coûter cher à réparer et dégrader la relation avec les copropriétaires. Un chantier bien préparé se voit aussi dans les détails : ascenseur protégé, cheminement clair, affichage sobre, stockage limité et nettoyage régulier.

Les travaux qui touchent une partie commune ou l’aspect extérieur demandent une attention particulière. Selon les cas, une autorisation d’assemblée générale peut être nécessaire, et une déclaration préalable peut s’ajouter si l’aspect extérieur est modifié. Les fenêtres, volets, garde-corps, sorties de ventilation, climatiseurs extérieurs, percements et modifications visibles ne doivent pas être traités comme de simples achats décoratifs.

Le bon réflexe consiste à demander les documents tôt : règlement de copropriété, procès-verbaux utiles, carnet d’entretien si disponible, contacts du syndic et modalités de déclaration de chantier. Ce n’est pas une formalité secondaire. Un accord manquant peut immobiliser un choix technique déjà commandé.

Point à vérifierPourquoi c’est sensibleAction utile avant devis
Fenêtres et voletsIls modifient souvent l’aspect extérieur.Vérifier règlement, façade, mairie et éventuelle déclaration préalable.
Murs porteurs et planchersIls peuvent relever de la structure de l’immeuble.Demander avis technique et accord selon le règlement.
Gaines et colonnesElles desservent parfois plusieurs lots.Identifier ce qui est privatif, commun ou inaccessible.
Accès chantierLivraisons, gravats et protections impactent les voisins.Prévoir horaires, ascenseur, escalier, stationnement et nettoyage.
Bruit et poussièreLes nuisances peuvent créer des tensions rapides.Informer, limiter les plages bruyantes et protéger les circulations.
Climatisation ou ventilationSorties et blocs extérieurs peuvent être visibles.Valider le principe avant achat ou réservation technique.
Point de vigilance
Ne commandez pas de fenêtre, climatisation, ouverture visible ou intervention structurelle avant d'avoir vérifié le règlement de copropriété, le syndic et, si nécessaire, l'urbanisme. Le refus arrive souvent quand le projet est déjà trop engagé.

Le budget d’un appartement dépend du niveau d’intervention

Le mètre carré donne un repère de cadrage, mais il ne raconte jamais l’état réel du logement ni les surprises après dépose.

Un appartement se chiffre rarement par une seule moyenne au mètre carré. La surface compte, bien sûr, mais l’état initial, l’étage, l’accès, les pièces humides, les réseaux et le niveau de finition pèsent davantage que quelques mètres carrés de différence. Le prix rénovation appartement m2 doit donc rester un ordre de cadrage, pas un engagement universel.

Un rafraîchissement peut concerner peintures, sols légers, luminaires et petits ajustements. Une rénovation complète ajoute souvent électricité, plomberie, cuisine, salle de bain, revêtements, rangements intégrés et reprise des supports. Une rénovation lourde intervient quand le plan change fortement, que la structure est touchée, que les réseaux sont repris en profondeur ou que les contraintes de copropriété deviennent centrales.

Dans l’ancien, le coût grimpe souvent dans les zones invisibles : mise aux normes électrique, évacuations, ventilation, ragréage, acoustique, reprises de murs, adaptation des portes, dépose soignée, protections et évacuation. Ces postes ne se voient pas toujours sur les photos finales, mais ils déterminent la qualité. Le budget invisible protège le budget décoratif.

Gardez une marge d’imprévu. Elle ne sert pas à gonfler artificiellement le devis ; elle sert à traiter ce qui apparaît après dépose. Un sol trop irrégulier, une ancienne fuite, une gaine mal placée ou un support friable peuvent obliger à réarbitrer. Sans marge, la première surprise sacrifie les finitions ou le confort.

Un budget clair sépare les postes techniques et les choix visibles

Un devis lisible ressemble moins à une somme globale qu’à une carte des décisions à sécuriser avant les achats visibles et les commandes.

Pour aller plus loin

renovation cuisine apporte des repères complémentaires pour situer rénovation cuisine : cadrer le budget sans sacrifier l’usage.

La meilleure manière d’éviter les mauvaises surprises est de diviser le budget en familles. Les postes techniques regroupent électricité, plomberie, ventilation, chauffage, sols à reprendre, supports, étanchéité et contraintes d’accès. Les postes d’usage concernent cuisine, salle de bain, rangements, éclairage, circulation et confort acoustique. Les postes visibles regroupent revêtements, peinture, mobilier, luminaires et détails décoratifs.

Cette séparation rend les arbitrages plus justes. Si le tableau électrique doit être repris, il passe avant un carrelage plus coûteux. Si l’accès chantier augmente l’évacuation des gravats, il faut l’intégrer au devis, pas le découvrir en fin de mois. Si la salle de bain impose une reprise d’évacuation, le choix de robinetterie ne doit pas absorber toute la marge. Le bon budget hiérarchise, il ne se contente pas d’additionner.

Le devis doit aussi préciser ce qui est compris : protections, dépose, évacuation, préparation des supports, reprises, fournitures, pose, nettoyage, coordination, délais et exclusions. Deux devis peuvent avoir le même total et ne pas du tout couvrir le même périmètre. Dans un appartement, cette précision compte beaucoup parce que l’immeuble ajoute des contraintes de temps, de bruit et d’accès.

Un devis trop bas peut être sincère mais incomplet. C’est souvent là que les avenants commencent.

Niveau de rénovationCe qu’il comprend en généralOrdre de grandeur à traiter avec prudence
RafraîchissementPeintures, sols simples, petits équipements, luminairesPlutôt bas, si réseaux et supports sont sains.
Rénovation complèteÉlectricité, plomberie, cuisine, salle de bain, sols, murs, rangementsSouvent le cœur du budget au m² en appartement ancien.
Rénovation lourdeRedistribution, structure, réseaux importants, acoustique, contraintes fortesÀ chiffrer au cas par cas avec marge et études.
Rénovation en copropriétéTravaux privés avec contraintes d’immeuble, accès, horaires, protectionsLes coûts d’organisation doivent être intégrés.
Grille de décision

Les arbitrages qui font varier le devis

Dans un appartement, le prix dépend surtout des contraintes cachées et des pièces techniques.

Accès

Étage

Les livraisons et gravats passent-ils par ascenseur, escalier ou monte-charge ?

Impact décision : Le temps de manutention peut changer le coût réel.

Technique

Salle d’eau

Faut-il déplacer évacuations, arrivées d’eau ou ventilation ?

Impact décision : Les pièces humides concentrent les surprises.

Préparation

Supports

Les sols et murs acceptent-ils les finitions prévues ?

Impact décision : Ragréage, reprises et enduits peuvent peser lourd.

Confort

Acoustique

Le projet augmente-t-il les bruits d’impact ou de voisinage ?

Impact décision : Le choix des sols doit intégrer l’immeuble.

Autorisation

Fenêtres

L’aspect extérieur est-il modifié ?

Impact décision : Copropriété et urbanisme peuvent conditionner l’achat.

Planning

Coordination

Qui pilote les interfaces entre lots ?

Impact décision : Un bon phasage évite les reprises et retards.

Le bon ordre des travaux évite de refaire deux fois

Le bon chantier avance dans un ordre que tout le monde comprend, surtout quand l’espace manque et que les voisins vivent à côté.

Un appartement impose une séquence serrée. Il y a moins de place pour stocker, moins de marge pour faire cohabiter les artisans, et plus de risques de gêner les voisins. L’ordre des travaux doit donc limiter les allers-retours. Ce qui sera caché doit être validé avant d’être fermé.

On commence par le diagnostic, les protections et la dépose. Puis viennent les reprises lourdes : ouvertures, supports, gaines, électricité, plomberie, ventilation, éventuels renforcements ou traitements. Ensuite seulement, les cloisons, doublages, sols préparatoires, cuisine, salle de bain, menuiseries intérieures, peinture, luminaires et finitions. Cet ordre peut varier, mais la logique reste stable : structure et réseaux avant surfaces, surfaces avant mobilier, mobilier avant retouches, avec des points de validation avant chaque fermeture définitive.

Le phasage doit être expliqué aux copropriétaires lorsque le chantier risque d’être bruyant. Percements, démolition, carrelage, ponçage, livraison de matériaux et évacuation de gravats sont les moments les plus sensibles. Une information claire ne supprime pas la gêne, mais elle réduit les tensions. La gestion des nuisances fait partie de la qualité du chantier.

Dans un appartement occupé, prévoyez des zones de vie. Une cuisine provisoire, une salle d’eau utilisable ou un couloir protégé peuvent changer l’expérience. Dans un appartement vide, l’organisation est plus simple, mais les délais de commande, les ascenseurs et les accès restent déterminants.

suivi de chantier propre dans un appartement en rénovation
Dans un appartement, l'ordre des interventions évite les reprises, les dégâts en parties communes et les blocages entre corps de métier.

Le chantier doit protéger le logement et l’immeuble

La propreté du chantier protège aussi la relation avec l’immeuble, car les voisins jugent souvent le projet avant les finitions.

La protection n’est pas un détail de confort. Dans un immeuble, elle devient une preuve de sérieux. Protéger les sols des parties communes, l’ascenseur, les angles de murs, les paliers et les portes évite des litiges inutiles. Dans l’appartement, elle permet de conserver un parquet, une moulure, une cheminée, une verrière ou un radiateur ancien sans les exposer à la poussière et aux chocs. Elle donne aussi un cadre clair aux artisans.

Les accès doivent être dimensionnés avant les commandes. Une grande plaque, un plan de travail, un meuble sur mesure ou une baignoire peuvent ne pas passer dans l’escalier. L’ascenseur peut être trop petit ou interdit pour certains matériaux. Un stationnement difficile peut allonger les livraisons. L’accès chantier doit être vérifié aussi concrètement qu’un plan de salle de bain.

Pour approfondir ce point, consultez clôturer un terrain pas cher, qui traite plus précisément de clôturer un terrain sans exploser le budget.

Les déchets et gravats demandent la même anticipation. Où les stocker ? Quand les évacuer ? Faut-il un enlèvement spécifique ? Comment éviter de salir les circulations ? Qui nettoie les parties communes en fin de journée ? Ces réponses paraissent modestes, mais elles évitent que le chantier soit jugé avant même que le résultat intérieur soit visible.

Un appartement bien rénové commence par un immeuble respecté pendant les travaux, du premier carton livré au dernier nettoyage de palier.

Concevoir un appartement ancien demande de travailler la lumière et les circulations

Gagner de la surface ne suffit pas si les gestes du quotidien restent difficiles, sombres ou mal rangés dans chaque pièce.

Dans un appartement ancien, la surface n’est pas le seul sujet. Les circulations, les vues, la lumière naturelle, les portes, les couloirs et les pièces commandées peuvent changer toute la sensation d’espace. Une rénovation réussie ne cherche pas seulement à “moderniser”. Elle rend les gestes plus simples : entrer, ranger, cuisiner, se doucher, travailler, recevoir, dormir, circuler sans obstacle.

Le réflexe de tout ouvrir doit être interrogé. Ouvrir une cuisine peut améliorer la lumière et la convivialité, mais aussi déplacer les odeurs, le bruit et les contraintes de réseaux. Supprimer un couloir peut agrandir une pièce, mais réduire les rangements ou l’intimité. Créer une suite parentale peut séduire, mais gêner une revente familiale si le plan devient trop spécifique. Le plan doit servir l’usage, pas seulement l’effet avant/après.

Les matériaux doivent aussi composer avec l’immeuble. Un sol dur peut transmettre davantage les bruits d’impact. Une cloison légère peut manquer d’acoustique. Un carrelage lourd ou une chape doivent être compatibles avec le support. Le design d’espace relie donc proportions, matière et technique. C’est ce lien qui distingue une rénovation durable d’une simple décoration avant la pose.

  • Que veut-on changer dans les usages quotidiens ?
  • Que garde-t-on parce que cela donne du caractère ou de la valeur ?
  • Où manque-t-on de lumière et comment la faire circuler ?
  • Où manque-t-on de rangement sans alourdir les volumes ?
  • Quelles pièces sont prioritaires pour le confort réel ?
  • Quels compromis accepte-t-on sur budget, délai, bruit ou finitions ?
Repère de conception
Avant de déplacer une cloison, notez les gestes qui coincent vraiment: entrer avec des sacs, ranger les manteaux, ventiler la salle d'eau, cuisiner à deux, isoler un coin bureau, traverser la nuit sans réveiller tout le logement. Le plan doit résoudre ces scènes concrètes.

Les travaux énergétiques se décident souvent à l’échelle de l’immeuble

L’énergie se traite rarement pièce par pièce quand le bâti, les façades et les réseaux appartiennent à une histoire commune.

Un appartement peut recevoir certains travaux privatifs : ventilation intérieure, remplacement d’équipements, isolation par l’intérieur selon faisabilité, menuiseries sous conditions, amélioration du chauffage individuel. Mais beaucoup de sujets énergétiques dépendent aussi de l’immeuble : façade, toiture, planchers, réseaux collectifs, chauffage collectif, ventilation commune, parties privatives déclarées d’intérêt collectif.

C’est pourquoi il faut distinguer l’amélioration privée et la rénovation énergétique collective. MaPrimeRénov’ Copropriété, par exemple, concerne des opérations votées et portées à l’échelle de la copropriété, avec des conditions et un accompagnement spécifique. Pour un propriétaire qui rénove son appartement, le bon réflexe est de vérifier ce qui relève de son lot et ce qui doit être inscrit dans une démarche collective. Le gain énergétique ne se décide pas toujours seul.

La ventilation reste un point central. Remplacer des fenêtres sans maintenir des entrées d’air cohérentes peut créer condensation et inconfort. Isoler une paroi intérieure sans comprendre l’humidité ou les ponts thermiques peut déplacer les désordres. En copropriété, les solutions doivent donc respecter à la fois le logement, le bâti et les systèmes partagés.

Ne bâtissez pas le budget sur une aide supposée. Vérifiez l’éligibilité, le parcours, les votes nécessaires et les professionnels requis au moment du projet, puis gardez une trace écrite de ces vérifications.

Choisir les bons professionnels selon le risque

Le bon niveau d’accompagnement dépend moins de la surface que du nombre d’interfaces à maîtriser.

Un artisan seul peut suffire pour une peinture, un sol simple ou une intervention bien délimitée. Dès que le projet combine électricité, plomberie, salle de bain, cuisine, ventilation, redistribution et contraintes de copropriété, la coordination devient le vrai sujet. Un architecte d’intérieur, un maître d’œuvre ou une entreprise de rénovation intérieure peut alors sécuriser les interfaces, les délais et les responsabilités entre lots.

La question n’est pas de multiplier les interlocuteurs. Elle est de savoir qui porte la cohérence : plan, devis, autorisations, ordre des travaux, détails de finition, réception et relation avec le syndic. Dans un appartement, chaque centimètre et chaque gaine comptent. La coordination de chantier évite qu’un lot techniquement correct bloque le suivant.

Comparez les devis sur le périmètre. Les protections, évacuations, reprises de supports, raccords, réservations, nettoyage, réunions et retouches doivent être explicités. Un devis moins cher mais flou peut devenir plus coûteux qu’un devis mieux cadré. Ce point est particulièrement vrai lorsque l’immeuble ajoute des contraintes d’accès et de bruit.

Le bon professionnel ne promet pas seulement une belle finition. Il explique ce qu’il ne fera pas sans validation, ce qui doit être contrôlé avant commande et ce qui restera à arbitrer après dépose.

Checklist

Avant de signer pour des travaux en appartement

Ces vérifications réduisent les blocages typiques entre logement privé et copropriété.

  • ✓Le règlement de copropriété a été relu pour les travaux sensibles.
  • ✓Les parties communes, l'ascenseur et les accès chantier sont protégés et organisés.
  • ✓Les fenêtres, façades, gaines et murs porteurs ont été vérifiés avant commande.
  • ✓Le devis distingue protections, dépose, reprises, fournitures, pose et exclusions.
  • ✓Le planning isole les phases bruyantes et les livraisons lourdes.
  • ✓Une marge d'imprévu est conservée pour supports, réseaux et découvertes après dépose.

Réceptionner l’appartement pièce par pièce

La fin du chantier mérite autant de méthode que son lancement, parce que les petits défauts deviennent vite des irritants quotidiens.

La réception n’est pas une visite polie. C’est le moment où l’on vérifie que le logement fonctionne réellement. Dans un appartement, il faut contrôler les finitions, mais aussi les usages : portes qui s’ouvrent sans heurter, rangements accessibles, prises au bon endroit, éclairage bien placé, ventilation audible mais acceptable, douche qui évacue correctement, cuisine utilisable, sols protégés, joints propres, peintures reprises.

Cette visite doit se faire avec les devis, plans, photos et éventuelles notices. Ouvrez les placards, testez les interrupteurs, regardez les seuils, vérifiez les trappes d’accès, observez les raccords autour des menuiseries, contrôlez les réserves et demandez les références utiles. La mémoire du chantier servira pour l’entretien, pour une intervention future et pour comprendre les choix invisibles une fois les finitions refermées.

Les réserves de réception doivent être précises. “Finition à reprendre dans la chambre” est moins utile que “raccord peinture visible sur le retour gauche de la niche”. Plus la réserve est concrète, plus elle se règle facilement. Une réception sérieuse n’est pas un conflit ; c’est une méthode pour fermer proprement le projet.

Un appartement rénové doit aussi être testé dans la durée : lumière du matin, bruit du soir, vapeur de salle de bain, usage de la cuisine, rangement des manteaux, circulation quand deux personnes se croisent. Si ces gestes deviennent simples, la rénovation a produit plus qu’un beau avant/après.

Deux moments qui révèlent la qualité du projet

Le budget et la réception montrent si la rénovation a été pensée comme un lieu à vivre, pas seulement comme une liste de travaux.

choix de matériaux et arbitrage de budget pour rénovation d appartement

Arbitrage de budget

Les matériaux visibles doivent rester compatibles avec les réseaux, supports et imprévus découverts après dépose.

contrôle des finitions et rangements lors de la réception d un appartement rénové

Réception des finitions

Les réserves doivent être précises, vérifiables et reliées aux usages réels de chaque pièce.

Les erreurs à éviter dans une rénovation d’appartement

Les erreurs les plus coûteuses naissent souvent avant le premier coup de marteau, quand le cadre du projet reste trop flou.

La première erreur est de croire que l’intérieur est totalement libre parce que les travaux se déroulent derrière une porte privée. C’est faux dès qu’un élément touche les parties communes, la façade, les gaines, la structure, les nuisances ou les réseaux partagés. La copropriété accompagne le projet, même lorsqu’elle ne le pilote pas, et elle doit être anticipée comme une contrainte de conception.

La deuxième erreur est de chiffrer trop tôt sur des finitions. Le carrelage, les façades de cuisine ou la peinture ne doivent pas absorber la marge avant que les supports, les évacuations, l’électricité et la ventilation soient sécurisés. Dans un appartement ancien, les reprises invisibles peuvent décider de la réussite finale.

La troisième erreur est de négliger l’acoustique. Un sol dur, une cloison légère ou une cuisine ouverte peuvent transformer la relation avec les voisins et le confort intérieur. Ce sujet doit être traité avant la pose, pas après les plaintes ou les regrets.

  1. Déplacer une pièce d’eau sans vérifier évacuations, pente et ventilation.
  2. Changer des fenêtres sans valider façade, copropriété et urbanisme.
  3. Oublier les protections d’ascenseur, palier, sols et angles de murs.
  4. Signer un devis flou sur dépose, supports, évacuation et reprises.
  5. Poser un sol sans traiter acoustique, niveau et support.
  6. Lancer les finitions avant validation des réseaux cachés.

Ce qu’il faut retenir

Rénover un appartement demande un double regard : la qualité intérieure du lieu et la réalité collective de l’immeuble. Le bon projet relie circulation, lumière, rangements, pièces techniques, budget, autorisations, nuisances et réception. C’est cette méthode qui permet de créer un logement plus fluide sans transformer la copropriété en obstacle permanent.

La prochaine action est très concrète : réunissez règlement de copropriété, photos, diagnostics, plans existants, contraintes d’accès et liste des travaux souhaités. Ensuite seulement, hiérarchisez trois priorités : ce qui sécurise le logement, ce qui améliore vraiment l’usage quotidien et ce qui donnera le caractère final.

Pour approfondir ce point, consultez autorisation travaux copropriété, qui traite plus précisément de autorisation travaux en copropriété : règles et démarches avant de rénover.

Questions fréquentes
Sources utiles

Sources et repères publics

Sources officielles consultées pour cadrer les règles de copropriété, les autorisations et les aides sans remplacer un avis juridique ou urbanistique local.

  • Service-Public
    Consulter
  • Service-Public déclaration préalable
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  • Service-Public troubles de voisinage
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  • France Rénov MaPrimeRénov Copropriété
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  • Service-Public MaPrimeRénov Copropriété
    Consulter
Adèle Le Gall
À propos de l'auteur Adèle Le Gall

Architecte d'intérieur diplômée de l'École Camondo, j'ai exercé huit ans au sein de cabinets parisiens avant de rejoindre Art Of Design comme directrice artistique. Mon a…